Pitch deck : les 10 slides indispensables pour convaincre les investisseurs

pitch deck :

Le lundi matin la salle de réunion sent l’urgence : vous avez dix slides pour convaincre un investisseur sceptique. Les investisseurs n’achètent pas des promesses, ils achètent des preuves et une route claire vers la rentabilité. Un bon pitch deck capte l’attention, explique la valeur, démontre la traction et conclut par une demande précise.

Objectifs du pitch deck

Deux objectifs principaux : capter l’attention en moins de 60 secondes et donner suffisamment de confiance pour obtenir un second rendez-vous ou un engagement. Le format doit être narratif : problème, solution, preuve, business model, équipe, finances, et demande. Limitez chaque slide à une idée principale et une phrase d’accroche.

Les dix slides, slide par slide

  1. 1 — Accroche (en une phrase)

    Ouvrez sur une phrase percutante qui combine problème + solution + taille d’opportunité. Exemple : « Nous réduisons de 30 minutes par jour le temps perdu en trajets urbains grâce à une plateforme d’optimisation en temps réel — marché adressable : 20 milliards € ». Ajoutez un KPI fort si vous en avez (ARR, utilisateurs actifs).

  2. 2 — Problème

    Décrivez la douleur client et quantifiez-la avec des données ou témoignages. Chiffrez l’impact (coût annuel, temps perdu, taux d’abandon). Expliquez pourquoi les solutions actuelles sont insuffisantes et pourquoi le besoin est urgent.

  3. 3 — Solution

    Montrez le produit/service en une image simple et une liste courte de bénéfices. Détaillez la proposition de valeur unique : quel bénéfice concret le client retire, et en combien de temps. Si possible, illustrez par un cas client ou une courte capture d’écran.

  4. 4 — Marché

    Définissez TAM / SAM / SOM avec sources et hypothèses. Les VCs veulent voir que le marché est suffisamment grand pour justifier un fort retour sur investissement. Précisez les segments prioritaires et la stratégie pour les attaquer.

  5. 5 — Business model

    Expliquez comment vous gagnez de l’argent : abonnements, commissions, freemium, licensing, services. Donnez le pricing, le coût d’acquisition client (CAC) et la valeur client à vie approximative (LTV) si disponibles. Montrez l’équation unitaire.

  6. 6 — Traction

    Preuves de demande : utilisateurs, MRR/ARR, croissance mois sur mois, pilot clients, taux de rétention, études de cas. Présentez 3–5 KPIs clés et une timeline de jalons atteints (MVP, premiers clients, partenariats).

  7. 7 — Concurrence et positionnement

    Carte concurrentielle avec axes clairs (prix, fonctionnalité, audience). Décrivez vos avantages compétitifs (propriété intellectuelle, accès clients, coûts inférieurs, réseau). Soyez honnête sur les risques et comment vous les adressez.

  8. 8 — Équipe

    Présentez les fondateurs et les profils clés en une ligne chacun : compétence, expérience pertinente, réalisations passées. Mentionnez advisors stratégiques et hires à prévoir. L’équipe doit inspirer confiance sur l’exécution.

  9. 9 — Finances et projections

    3–5 ans de projections chiffrées, hypothèses principales (prix, taux de conversion, CAC), burn rate actuel et runway. Montrez les scénarios (conservateur / attendu / optimiste) et le point de break-even estimé.

  10. 10 — Demande et utilisation des fonds

    Indiquez le montant recherché, la valorisation si vous la proposez, et la répartition prévue des fonds (R&D, marketing, recrutement, opérations). Fixez des milestones clairs que permettra d’atteindre ce financement (ex : ARR X, équipe Y).

Design, lisibilité et bonnes pratiques

Adoptez une palette simple (2 couleurs principales), une typographie lisible (Inter, Roboto), et beaucoup d’espace blanc. Une slide = une idée. Mettez un KPI central en évidence sur les slides traction et finances. Evitez le texte dense : titres forts, bullets courts, visuels significatifs.

Script oral et préparation

Préparez un script de 3 à 5 minutes qui suit le deck : accroche, problème, solution, preuve, demande. Commencez par une anecdote client pour humaniser le problème. Préparez réponses sur CAC, concurrence, burn et scénario de dilution. Entraînez-vous en simulation vidéo et recueillez du feedback.

Annexes et suivi

Préparez des annexes détaillées : modèle financier Excel, roadmap produit, contrats clients, études de marché et fiches team. Après la réunion, envoyez un email de suivi avec le deck PDF, les annexes et une proposition de next step (rdv de suivi, NDA, due diligence). Le suivi structuré fait souvent la différence pour obtenir l’engagement.

Templates et outils

Utilisez des templates Google Slides/PowerPoint pour gagner du temps. Les templates gratuits conviennent au pré-seed ; pour Seed/Series A, un template premium ou un designer peut améliorer la crédibilité. Exportez un PDF optimisé pour lecture rapide et une version one-pager pour la landing page ou le premier contact.

Un bon pitch deck raconte une histoire claire : quel problème vous résolvez, pourquoi maintenant, comment vous gagnez de l’argent et qui exécutera. Gardez le message simple, quantifiez tout ce que vous pouvez, et terminez par une demande précise. Préparez annexes et FAQ, répétez votre pitch et suivez systématiquement après la rencontre.

Doutes et réponses

Qu’est-ce qu’un pitch deck ?

Un pitch deck, c’est le pont d’envol de votre projet, parfois appelé document de lancement, le support de présentation qui accompagne le pitch. Dans la salle, il illustre votre discours, on s’en sert pour visualiser, pas pour réciter mot à mot. En pratique, ce sont des slides claires, un fil conducteur, des chiffres choisis, une histoire de produit et d’équipe. J’ai vu des decks qui sauvent une réunion, et d’autres qui la plombent, souvent à cause d’un texte trop dense. L’astuce, bosser la narration, montrer, simplifier, rester humain, et répéter ensemble. Allez, prenez le, faites le vivre ensemble, pas demain.

Quels sont les 3 types de pitch ?

Trois recettes simples existent pour un pitch qui accroche, la rime, la question, et le mot unique. La rime, oui, surprend et se retient, elle donne une musique immédiate. La question engage l’audience, invite à penser, à compléter, utile quand on veut créer de l’interaction. Le mot unique, minimaliste, clarifie l’idée, un repère facile à reprendre. Dans la pratique, mélanger les trois peut marcher, mais mieux vaut choisir une ligne claire. J’ai vu une équipe convaincre en commençant par une rime, et finir sur un mot qui reste. Testez, adaptez, mesurez, et surtout, partagez le feedback en équipe dès maintenant.

C’est quoi un deck ?

Un deck, en apparence simple, est un anglicisme qui se balade dans plusieurs mondes. Pour certains, c’est la planche à roulettes, solide, parfois branlante, pour d’autres, le pont d’un navire, stable ou pas selon la mer. Dans les jeux de société, le deck devient le paquet de cartes choisi au départ, la pioche personnelle qui guide la stratégie. Bref, le mot voyage, il s’adapte, il prend du sens selon le contexte professionnel ou ludique. Souvent on l’oublie, puis on réalise qu’un bon deck change tout, comme une bonne carte au bon moment. Pas la peine d’en faire trop, simplicité paye.

Qu’est-ce qu’un deck en marketing ?

En marketing, un deck devient la synthèse rapide et digeste du business plan, le pitch deck qui tient sur quelques slides. Il donne un aperçu des produits, des services, de la stratégie commerciale, et des projections financières, tout en racontant une histoire cohérente. C’est l’outil pour convaincre en peu de temps, pas un document usine à texte. J’ai vu des équipes transformer un slide show en récit convaincant, et d’autres noyer l’auditoire sous des tableaux. L’astuce, garder l’essentiel, choisir les chiffres pertinents, et penser narration, visuel, et alignement d’équipe. Partager, répéter en équipe, récupérer des feedbacks et améliorer chaque semaine.

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